Thierry Magnaldo (Ircan) - Publication dans Journal of Investigative Dermatology

09 avril 2020

Des chercheurs de l'Institut de recherche sur le cancer et le vieillissement (Ircan - CNRS/UCA/Inserm) en collaboration avec des chercheurs de l'Institut de Pharmacologie Moléculaire et Cellulaire (IPMC - UCA/CNRS) ont montré que les fibroblastes du derme sont capables d'activer les cellules Natural Killer (NK) du derme, et ainsi de protéger contre l'invasion des cellules cancéreuses dans des modèles de peau humaine organotypique. En savoir plus / Voir la publication

Ces résultats reposent sur l'étude de fibroblastes primaires isolés chez les patients atteints de xeroderma pigmentosum (XP, enfants de la lune) qui sont particulièrement susceptibles aux cancers cutanés agressifs. Les fibroblastes cutanés isolés chez ces patients n'expriment pas un activateur des cellules NK appelé CLEC2A. En conséquence, ces fibroblastes sont incapables d'activer les cellules NK, et ainsi de protéger contre l'invasion des cellules cancéreuses, ce qui contribue à expliquer les bases moléculaires de l'agressivité des cancers cutanés chez ces patients. Leurs résultats montrent en plus que l'incubation des fibroblastes contrôles (isolés chez des individus de la population générale) dans des milieux de culture conditionnés issus de la culture de cellules cancéreuses, est accompagné par l'extinction de l'expression de CLEC2A. Les chercheurs ont donc mis en évidence un mécanisme d'échappement tumoral qui peut avoir des retombées pharmacologiques (stimulation de l'expression de CLEC2A) dans la population générale susceptible aux cancers cutanés agressifs ainsi que chez les patients XP.


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