Laurent Boyer (C3M) - Publication dans Blood Advanced

03 mars 2021

Laurent Boyer, DR Inserm et son équipe au Centre Méditerranéen de Médecine Moléculaire (C3M - UCA/Inserm) ont un projet qui vise à déterminer l'état d'activation de l’inflammasome NLRP3 dans les cellules myéloïdes circulantes des patients COVID-19. Leur étude, sur le sang de 66 patients et 24 donneurs sains, a révélé l’importance de 2 populations cellulaires dans l’évolution de la COVID-19 vers les formes sévères : les monocytes non classiques et les neutrophiles immatures. Voir la publication

Le SARS-CoV-2 est le coronavirus humain à l’origine de la pandémie ayant débutée à Wuhan en Chine à la fin de l’année 2019. Ce virus est à l’origine d’une pathologie respiratoire contagieuse nommée COVID-19. Le degré de sévérité de la COVID-19 peut être extrêmement variable d’un patient à un autre, allant d’une forme totalement asymptomatique à un syndrome de détresse respiratoire aiguë nécessitant des soins en réanimation avec ventilation artificielle. En l’absence de traitement antiviral, c’est la réponse du système immunitaire de l’hôte qui va dicter l’issue de cette infection. L’étude des premiers patients infectés avec des formes graves de COVID-19 a rapidement mis en évidence une réponse inflammatoire très intense de l’hôte, nommée orage cytokinique et qui se caractérise par une augmentation des niveaux de cytokines comme l'IL-1beta dont la sécrétion est contrôlée par des complexes protéiques nommés inflammasomes et dont le plus étudié est l’inflammasome NLRP3. Dans ce contexte, Laurent Boyer, DR Inserm et son équipe au Centre Méditerranéen de Médecine Moléculaire (C3M - UCA/Inserm) ont un projet qui vise à déterminer l'état d'activation de l’inflammasome NLRP3 dans les cellules myéloïdes circulantes des patients COVID-19. Leur étude, sur le sang de 66 patients et 24 donneurs sains, a révélé l’importance de 2 populations cellulaires dans l’évolution de la COVID-19 vers les formes sévères : les monocytes non classiques et les neutrophiles immatures. Alors que l’inflammasome NLRP3 s’active plus fortement dans les monocytes non classiques des patients avec des formes sévères, la capacité d’activation des neutrophiles immatures s’effondre en lien avec la sévérité de la maladie. Les chercheurs ont ainsi combiné l’ensemble de ces paramètres pour proposer un score permettant de prédire l'évolution de la maladie à partir d'un simple échantillon de sang. Bien que des études complémentaires soient nécessaires pour valider la robustesse de ce test, cette étude fournit la preuve de principe nécessaire au développement d’un test sanguin permettant de prédire précocement l’évolution vers des formes graves de la COVID-19 et ainsi d’améliorer la prise en charge des patients.

Enfin, leurs travaux ont également pu mettre en évidence l’intérêt de cibler les inflammasomes dans le traitement de la COVID-19. Ainsi, les chercheurs valident actuellement de nouvelles stratégies thérapeutiques ciblant ces inflammasomes.

Ce travail est le fruit de la collaboration de plusieurs équipes de recherche C3M à Nice, du CHU de Nice et du CH de Cannes.

Contact chercheur

Laurent Boyer, PhDBâtiment Universitaire ARCHIMEDINSERM U1065, C3M 151 route Saint Antoine de GinestièreBP 2 3194      06204 NICE CEDEX 3Tel : (+33) 4 89 06 42 61 / Mail : laurent-c.boyer@inserm.frwww.unice.fr/c3m/index.php/research-teams/laurent-boyer/www.innasco.fr


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