De nouveaux directeurs dans les laboratoires de l’Inserm PACA et Corse

05 février 2018

Dans le cadre du Quinquennat 2018-2022, certains des laboratoires de la délégation Inserm Provence-Alpes-Côte d’Azur et Corse accueillent de nouveaux directeurs, alors que certaines unités voient le jour. Pour cette nouvelle année, l’Inserm regroupe 16 unités de recherche, un centre d’investigation clinique et une unité de service.

Quinquennat 2018-2022 : Création et évaluation de la recherche en santé

Chaque année et selon un phasage quinquennal, la communauté scientifique propose dans certaines régions des projets de création d’unités de recherche. La création, comme l’évaluation des unités de recherche par les commissions scientifiques spécialisées (CSS), implique une visite du Haut conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (HCERES), suivie d’un rapport et d’une audition. Le conseil scientifique donne un avis aux directeurs d’instituts thématiques et au président-directeur général, qui décide en dernier ressort.

Quels changements

  • Le laboratoire Membrane et cibles thérapeutiques (MCT – AMU/Inserm/SSA) de Jean-Michel Bolla (CR Inserm) est créée sur le campus Timone.
  • Les laboratoires de Françoise Dignat-George (PU-PH, AMU/APHM) et Marie-Christine Alessi (PU-PH, AMU/APHM, CR Inserm) se regroupent pour former à la Timone le Centre de recherche cardiovaculaire et nutrition (C2VN – Inra/AMU/Inserm). Marie-Christine Alessi en devient la directrice.
  • Philippe Pierre (DR CNRS) prend la direction du Centre d’Immonologie de Marseille-Luminy (CIML – AMU/CNRS/Inserm) et succède à Eric Vivier (PU-PH, AMU/APHM).
  • Rosa Cossart (DR CNRS) prend la direction de l’Institut de neurobiologie de la Méditerranée (Inmed – AMU/Inserm) et remplace Alfonso Represa (DR CNRS).
  • Catherine Nguyen (DR Inserm) est remplacée par Pascal Rihet (PU AMU) à la tête de l’unité Théories et approches de la complexité génomique (TAGC – AMU/Inserm), auparavant intitulée « Technologie avancée pour le génome et la clinique ».

 

Portraits des nouveaux directeurs d’unité des laboratoires Inserm PACA et Corse

Jean-Michel Bolla

JM Bolla a soutenu sa thèse de doctorat en juin 1990 à la faculté des Sciences de Luminy à Marseille. Il a ensuite effectué un post-doctorat dans le laboratoire du Pr Patrick Berche, à la faculté de médecine Necker avant d'obtenir un poste de chargé de recherche Inserm en 1992. Il a alors rejoint l'UPR9027 du CNRS à Marseille puis il a participé à la création du CJF Inserm 9606 à la faculté de Médecine de la Timone (Marseille) puis de l'UMR-MD1 en 2006. Il a dirigé l'équipe "Nouvelles molécules et nouvelles cibles" de cette UMR avant d'en prendre la direction au premier Janvier 2018, obtenant du même coup le label Inserm.

 

Au cours de sa carrière il s'est appliqué à comprendre le fonctionnement de la membrane externe des bactéries à Gram négatif pathogènes chez l'homme et l'animal et a développé des technologies permettant d'étudier les protéines de ces membranes. Il a tiré profit de ses compétences pour s'orienter vers l'étude du transport d'antibiotiques dans les bactéries. Il a démontré l'intérêt de molécules adjuvantes capables de restaurer la sensibilité de certaines bactéries aux antibiotiques conduisant au dépôt de plusieurs brevets et de nombreux partenariats industriels. Il est l'auteur d'une soixantaine de publication dans des revues internationales.

 

  

Philippe Pierre

Après des études scientifiques à Strasbourg, Philippe Pierre effectue son doctorat en biologie cellulaire à l’Université de Genève en Suisse. Par la suite, il rejoint le laboratoire du Pr Ira Mellman à l’Ecole de Médecine de l’Université de Yale aux USA pour son post-doctorat, au cours duquel il étudie la biologie cellulaire de la présentation antigénique.

 

Durant les trois années suivantes, il s’oriente vers la recherche sur les cellules dendritiques.Recruté au CNRS en 1999, il dirige depuis 2000 l’équipe de recherche au CIML intitulée « La Biologie des Cellules Dendritiques », en collaboration avec le Dr. Evelina Gatti. Les recherches de l’équipe sont menées dans le domaine de la biologie cellulaire des cellules dendritiques et de la détection innée des microbes par le système immunitaire.

 

Ses travaux de recherche lui valent de nombreuses récompenses dont le prix du Lauréat de la Fondation Schlumberger pour l’Éducation et la Recherche en 2000 ou encore en 2015, Lauréat du prix JM Le Goff de l’Académie des Sciences. Membre de la société Henry Kunkel et le la Société Française d’Immunologie (SFI), il occupe de 2015 à 2017 la responsabilité de directeur adjoint au CIML.

 

Rosa Cossart

DR1 au CNRS, et ingénieure de formation, Rosa Cossart dirige une équipe labellisée Inserm à l’Institut de Neurobiologie de la Méditerranée et depuis 2018 de l’Institut lui-même. Après l’obtention de son doctorat de biophysique en 2001, elle effectue un stage postdoctoral à l’Université Columbia de New-York aux Etats-Unis, dans le laboratoire de Rafael Yuste, un pionnier de l’imagerie cellulaire. Recrutée au CNRS en 2003, elle poursuit ses travaux à l’Inmed, sous la direction de Yehezkel Ben-Ari et reçoit, deux ans plus tard, la Médaille de bronze du CNRS.

 

Tout au long de sa carrière, Rosa Cossart s’est intéressée à l’organisation fonctionnelle des réseaux de neurones, pour comprendre les mécanismes sous-tendant la genèse d’activités neuronales coordonnées. Son équipe étudie plus particulièrement l’empreinte du développement sur l’organisation fonctionnelle des réseaux corticaux adultes. Elle a apporté une contribution importante à la compréhension du réseau hippocampique, siège de la mémoire dans le cerveau, en mettant en évidence l’existence de neurones « hubs » orchestrant la synchronisation neuronale au cours du développement (Science 2009), et plus récemment en mettant en évidence une organisation fonctionnelle en « assemblées neuronales » (Science 2016).

 

Ses travaux ont un impact à la fois dans la compréhension des pathologies associées à une synchronisation neuronale aberrante, comme les Épilepsies, et plus généralement dans celles associées à des défauts mnésiques.

 

  

  Pascal Rihet

Professeur de génomique à Aix-Marseille Université, et responsable du master Bioinformatique, Biochimie Structurale et Génomique depuis 2008, il était depuis 2012 le directeur-adjoint du laboratoire Théories et approches de la complexité génomique. Il travaille depuis plusieurs années sur la génétique et la génomique de maladies multifactorielles. Son groupe de recherche a notamment identifié des variants génétiques qui modifient le niveau d’expression du gène et qui sont associés avec la survenue des formes cliniques du paludisme ou du sepsis. L’objectif est de découvrir les mécanismes moléculaires et cellulaires sous-jacents à la pathogénèse.

 

Le projet combine des approches de génomique exploitant les technologies à haut débit les plus récentes, des approches mathématiques pour modéliser les réseaux moléculaires et prédire l’effet de l’effet des variants génétiques, et des approches expérimentales pour évaluer l’effet prédit des variants génétiques à l’échelle de la molécule, de la cellule, des organes et de l’organisme.Ce projet vise non seulement une meilleure connaissance fondamentale des pathologies étudiées, mais également l’identification de biomarqueurs ou signatures moléculaires utilisables à terme en clinique. Il s’intègre dans la perspective d’une médecine personnalisée.

 

Contact presse

Nicolas Emmanuelli
Responsable Information scientifique et communication Inserm | Délégation régionale Provence-Alpes-Côte d’Azur et Corse

Tél. +33 (0)4 91 82 70 04 | Port. +33 (0)6 60 74 01 85

Email : nicolas.emmanuelli@inserm.fr


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