Anne-Amandine Chassot et Morgane Le Rolle (iBV) - Publication dans PNAS

21 juillet 2021

Chez les mammifères, cellules germinales et signalisation WNT/β-caténine sont les clefs du succès de la reproduction sexuée. Des chercheurs de l’Institut de Biologie Valrose (Inserm/CNRS/Université Côte d’Azur) ont identifié un nouveau mécanisme dans l’ovaire embryonnaire de souris, contrôlant la différenciation des cellules germinales primordiales, pluripotentes, en ovocytes capables d’assurer la fertilité future de l’individu. Ces travaux seront publiés dans la revue PNAS la semaine du 19 juillet 2021. Voir la publication

Les cellules germinales primordiales, responsables de la fertilité, sont pluripotentes : elles sont capables de donner naissance à toutes les populations cellulaires de l'individu. Dans l'ovaire embryonnaire, pendant qu’elles se multiplient, ces cellules maintiennent un programme génétique associé à la pluripotence jusqu’à ce qu’elles entrent en méiose et deviennent des ovocytes. La méiose est un processus essentiel qui permet le brassage des chromosomes et la transmission à la descendance d’une information génétique unique. La rencontre d’un ovocyte et d’un spermatozoïde unit deux génomes parentaux pour former la première cellule à l’origine du futur embryon, marquant le commencement de la génération suivante.
Chez les mammifères, les cellules dites somatiques de l’ovaire en développement fournissent aux cellules germinales un soutien architectural et nourricier. Elles émettent des signaux moléculaires qui instruisent le destin des cellules germinales. Parmi ces signaux figurent des molécules capables d’activer la voie de signalisation WNT/β-caténine auparavant décrite pour déterminer le destin femelle de l’embryon.

Les mécanismes moléculaires qui permettent aux cellules germinales primordiales de sortir de la pluripotence et d'entrer en méiose au moment adéquat n’étaient pas clairs jusqu’à présent et leur identification représente un défi majeur en biologie de la reproduction car de là dépend la fertilité de chaque individu. La preuve que la sortie de pluripotence des cellules germinales est un événement cellulaire autonome a conduit à la recherche d'un mécanisme de synchronisation intrinsèque qui est resté longtemps insaisissable. Des chercheurs de l’institut Biologie Valrose, à Nice, viennent de démontrer que la signalisation WNT/β-caténine régule cette synchronisation et coordonne la transition de cellules germinales pluripotentes à des cellules germinales compétentes pour la gamétogenèse. Ces travaux ouvrent de nouvelles perspectives de recherche en biologie de la reproduction.
En savoir plus:
Arrest of WNT/β-catenin signaling enables the transition from pluripotent to differentiated germ cells in mouse ovaries. PNAS, sous presse.
Morgane Le Rolle1, Filippo Massa1,2,#, Pam Siggers3,#, Laurent Turchi1,4,#, Agnès Loubat1, Bon-Kyoung Koo5,6, Hans Clevers5, Andy Greenfield3, Andreas Schedl1, Marie-Christine 9 Chaboissier1,& and Anne-Amandine Chassot1, &, *. (sous presse)
1 Université Côte d'Azur, CNRS, Inserm, iBV, France
2 Inovarion Paris, France
3 Mammalian Genetics Unit, Medical Research Council Harwell Institute, Oxfordshire, United Kingdom
4 DRCI, CHU de Nice, France.
5 Hubrecht Institute, Royal Netherlands Academy of Arts and Sciences, Utrecht, The Netherlands
6 Institute of Molecular Biotechnology of the Austrian Academy of Sciences (IMBA), Vienna Biocenter (VBC), Vienna, Austria.
# Equally contributed
& Co-last authors
Ce travail a été réalisé dans le cadre du doctorat de Morgane Le Rolle, financé par la Ligue Nationale Contre le Cancer
Contact chercheur
Anne-Amandine Chassot, Chargée de Recherche Inserm
Institut de Biologie Valrose (iBV)
Bâtiment Sciences Naturelles Recherche, 4ème niveau, UFR Sciences 06108 Nice Cedex 2
04 89 15 08 17
Amandine.CHASSOT@univ-cotedazur.fr
Communication iBV : ibv.com@univ-cotedazur.fr 04 89 15 08 05


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